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Les films québécois qui nous ont marqués

Source : Max Films, La Grande Séduction, Max Films inc.

Le cinéma québécois existe maintenant depuis plus de cent ans. Au cours de ce siècle, plusieurs pionniers ont laissé leurs traces et ont marqué l’histoire du cinéma québécois, comme Marcel Carrière, Denis Héroux, Roger Frappier et Jacques Godbout. Aujourd’hui, notre cinéma est reconnu mondialement et quelques réalisateurs, dont Jean-Marc Vallée et Denis Villeneuve, se sont taillé une place de choix dans l’industrie cinématographique américaine. Au cours des cent dernières années, plusieurs films québécois ont marqué notre société et notre histoire. En voici maintenant vingt:

1

La petite Aurore, l’enfant martyre

Source : Elephant Cinema, La petite Aurore, l’enfant martyre, L’Alliance Cinématographique Canadienne inc.

Le film, réalisé en 1952 par Jean-Yves Bigras, raconte l’histoire vraie d’Aurore Gagnon, une petite fille victime de maltraitance de la part de sa belle-mère et de son père dans un village situé dans le centre du Québec. La petite Aurore est décédée d’un empoisonnement du sang à l’âge de dix ans à la suite de ses blessures. Son histoire est devenue le drame le plus connu du passé des québécois. Remis en mémoire par le théâtre, la littérature et le cinéma, Aurore a laissé une marque profonde dans notre histoire et beaucoup considèrent que son histoire a servi de point tournant de la justice pour les enfants au Québec.

2

Les Ordres

Source : IMDb, Les Ordres, Productions Prisma

Le film Les Ordres, réalisé en 1974 par Michel Brault, traite de l’emprisonnement et du mauvais traitement de citoyens innocents à la suite de l’adoption de la Loi sur les mesures de guerre par le gouvernement du Canada durant la crise d’octobre 1970 au Québec. Le film, considéré comme un docu-fiction, suit cinq personnages fictifs durant les événements de la crise d’octobre. Cet événement a marqué l’histoire du Québec et avec son œuvre, Michel Brault a revendiqué la liberté des Québécois.

3

Les bons débarras

Source : Tiff Canada à l’écran, Les bons débarras, Production Prisma

Film de Francis Makiewicz sorti en 1980, Les bons débarras raconte l’histoire de Manon, 12 ans, qui vit dans un petit village avec sa mère et son oncle qui est légèrement retardé mentalement. Le seul but de Manon est d’avoir l’amour exclusif de sa mère et cela la pousse à faire des actions regrettables. Le film est considéré comme une œuvre majeure dans la cinématographie québécoise parce qu’il montre les difficultés que des familles du Québec peuvent vivre.

4

La guerre des tuques

Source : Le Petit Septième, La guerre des tuques, Productions La Fête inc.

Film québécois catégorisé de comédie dramatique et réalisé en 1984 par André Melançon, La Guerre des tuques a été distribué dans plus de 125 pays. Ce film a été marquant pour plusieurs enfances québécoises et passe encore à la télévision chaque année dans le temps des fêtes. L’oeuvre raconte l’histoire de jeunes enfants qui, à l’arrivée du congé des fêtes, se lancent dans une guerre pour obtenir un butin qui sera partagé par les vainqueurs. Chacun choisit son camp et la guerre commence! De ce film provient d’ailleurs une réplique culte pour tous les Québécois: « La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal! ».

5

Elvis Gratton : Le king des kings

Source : IMDb, Elvis Gratton : Le king des kings, Association coopérative des productions audio-visuelles

Elvis Gratton est un personnage culte dans l’univers québécois. Certains l’adorent tandis que d’autres le détestent, mais une chose est sûre : tout le monde connaît ce personnage sans filtre, hilarant avec une obsession pour les Américains. Plusieurs films lui ont d’ailleurs été dédiés. Celui-ci, réalisé par Pierre Falardeau en 1985, est une compilation des trois premiers courts-métrages, réalisés respectivement en 1981, 1983 et 1985. C’est un film moralement douteux qui a été critiqué maintes et maintes fois, mais qui au final, a marqué l’imaginaire des Québécois puisque Julien Poulin, l’interprète d’Elvis Gratton, s’en fait encore parler aujourd’hui!

6

Le déclin de l’empire américain

Source : ONF, Le déclin de l’empire américain, Films René Malo, ONF

Ce film, réalisé en 1986 par Denys Arcand, met en scène un groupe d’intellectuels, composé en partie de professeurs de l’Université de Montréal. L’œuvre est un mélange de discussions, de réflexions et de partage de mœurs qui fait réfléchir et qui permet de poser un regard nouveau sur certains aspects de notre vie. Selon son réalisateur, il est le premier volet d’un triptyque composé également des films Les Invasions Barbares (2003) et L’Âge des ténèbres (2007).

7

Les Boys

Source : Super Écran, Les Boys, Melenny Productions

Film québécois de comédie réalisé par Louis Saïa en 1997, Les Boys est le premier film d’une série de quatre qui raconte l’histoire d’une équipe de hockey. Cette même histoire est aussi racontée dans une série télévisée comportant 5 saisons. C’est connu, le hockey est le sport de prédilection du Québec. Rassembleur et populaire, ce sport est un peu comme l’emblème du Québec. C’est pourquoi un film traitant de hockey ne peut être autre chose que marquant. Le film rassemble également plusieurs personnalités québécoises connues, dont Marc Messier, Rémy Girard, Patrick Huard, Michel Barrette, Paul Houde, Luc Guérin, Serge Thériault, Patrick Labbé et plusieurs autres.

8

15 février 1839

Source : Carl Valiquet, 15 février 1839, Téléfilm Canada

Ce film historique, réalisé par Pierre Falardeau en 2001, relate les faits de la tragique histoire de deux patriotes canadiens, dont François-Marie-Thomas De Lorimier, un héros canadien-français, pendus le 15 février 1839 à la suite de la rébellion des Patriotes en 1837 et 1838. Le film nous présente les raisons pour lesquelles ces deux hommes sont prêts à mourir pour leur cause. Ce film fait partie intégrante de notre histoire puisqu’il relate la lutte des patriotes afin de conserver notre culture québécoise et notre langue française.

9

La grande séduction

Source : Max Films, La Grande Séduction, Max Films inc.

Film de Jean-François Pouliot sorti en 2003, La Grande Séduction raconte l’histoire du petit village de Sainte-Marie-la-Mauderne, accessible uniquement par voies maritimes ou aériennes. Avec leurs économies à plat, un projet d’implantation d’une usine de contenants de plastiques permettrait de relancer ce village et redonner une fierté à ses habitants. Or, le village aura besoin d’un médecin pour permettre l’arrivée de cette industrie. Commence alors une séduction de la part du maire et des habitants pour inciter le docteur Christopher Lewis de Montréal à rester dans le village. Ce film est marquant pour le Québec parce qu’il raconte l’histoire d’un village, mais une histoire à laquelle plusieurs petits villages peuvent s’identifier. En effet, le Québec contient plusieurs petits villages ayant de la difficulté à faire rouler leur économie et La Grande Séduction en dresse bien le portrait.

10

Les invasions barbares

Source : National Canadian Film Day, Les invasions barbares, Cinémaginaire international, Pyramide Productions

Le film, réalisé en 2003 par Denys Arcand, met en scène presque tous les personnages qui étaient présents dans Le Déclin de l’empire américain (1986). En effet, on les retrouve 17 ans plus tard, alors que Rémy, interprété par Rémy Girard, début cinquantaine et divorcé, se retrouve à l’hôpital et que son ex-femme, Louise, rappelle en urgence leur fils, Sébastien, afin qu’il soit présent pour son père. Durant le film, parents, amis et ex-amantes se rendent au chevet de Rémy afin de lui offrir leur soutien ou plutôt de régler leurs comptes pour certains…